Solitude
Être entouré et se sentir seul
Tu peux être entouré
et pourtant te sentir seul.
Ce n’est pas un caprice.
Ce n’est pas une ingratitude.
C’est parfois juste
ne pas être rejoint
là où tu te tiens.
Reste là.
Ce que tu ressens
mérite d’exister aussi.
La solitude après l’événement
Quand tout s’arrête,
que le bruit retombe,
que les rires s’éloignent,
la solitude arrive souvent
sans prévenir.
Elle ne dit pas
que c’était vide.
Elle dit juste
que c’était intense.
Laisse-la passer.
Elle fait partie du contraste.
Se sentir “en trop” dans la vie de quelqu’un
Se sentir en trop
ne veut pas dire
être de trop.
Parfois,
l’autre est juste ailleurs.
Tu n’as rien mal fait.
Tu n’as rien forcé.
Tu as juste aimé
à un endroit
qui n’était pas central.
La solitude du soir
Le soir n’est pas
la solitude du matin.
Le soir,
elle fatigue plus vite.
Si tu te sens plus fragile
à cette heure-là,
ce n’est pas un recul.
C’est ton corps
qui demande moins de bruit
et un peu plus de douceur.
Quand une seule personne manque
Parfois,
personne ne manque.
Sauf une.
Et ce n’est pas excessif.
Ce n’est pas dramatique.
C’est juste précis.
Tu n’es pas dépendant.
Tu es attaché.
Et il y a une différence.
Être seul par loyauté
Il y a des solitudes
qu’on choisit
par respect.
Ne pas déranger.
Ne pas s’imposer.
Si tu t’es mis en retrait
pour laisser l’autre vivre,
sache ceci :
ta discrétion
n’annule pas
ton importance.
La solitude comme espace de survie
La solitude
n’est pas toujours un manque.
Parfois,
c’est un refuge.
Un endroit
où tu peux respirer
sans te justifier.
Si tu t’y reposes un moment,
ce n’est pas renoncer.
C’est te réparer.
Aimer sans être central
Aimer quelqu’un qui a d’autres priorités
Tu aimes dans un coin
où l’agenda ne te regarde pas.
Ce n’est pas un refus,
c’est un ordre différent.
Tu restes là, discret,
sans réclamer une place.
Parfois aimer,
c’est accepter…
de ne pas passer en premier.
Accepter de ne pas être “le plus important”
Ne pas être central
ne te rend pas secondaire.
Tu comptes autrement,
sans fanfare ni titre.
Ce que tu donnes
n’a pas besoin d’un podium.
Il existe
dans un espace plus calme,
moins visible…
mais réel.
Ces lignes sont issues de Fragments de solitude,
un recueil consacré aux solitudes invisibles.
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